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Bah Mamadou, le père de la liberté de presse et d’opinion en Guinée, n’est plus

Bah Mamadou, le père de la liberté de presse et d’opinion en Guinée, n’est plus

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Bah Mamadou

2009-05-26 09:51:51

La Guinée vient de perdre le pionnier de la lutte pour l’Etat de droit et la démocratie en Guinée.

Fondateur de l‘Union pour la nouvelle République (UNR), puis de l’UPR avec d’autres et enfin président d’honneur de l’UFDG, à part lui, seul les étudiants de la génération 90 – 92 ont osé baver Lansana Conté sur place et en face. Il a été le premier homme politique à écrire et à dénoncer ouvertement Lansana Conté, le CMRN et son gouvernement en les obligeant à reconnaître de fait le droit des Guinéens à exprimer leurs opinions et porter un jugement sur les actions de leurs dirigeants. Pas tout : il impose à Conté la reconnaissance aux Guinéens le droit de se regrouper politiquement en créant son parti et son journal.

En 1992, Lansana Conté cherche à imposer deux partis politiques seulement étant lui-même un des leaders. Bah Mamadou fut l’opposant qui lui tiendra tête ouvertement en exigeant le multipartisme intégral et la reconnaissance de toutes les formations politiques existantes. Le leader de l’UNR qu’il était à l’époque prévient officiellement que si Conté ne reconnaît pas son parti jusqu’à une date limite qu’il avait fixée, il entrerait en action de gré ou de force, demandant à ses partisans de se préparer à aller en « Djihad » contre le régime en place. A cela, s’ajoute la descente violente des étudiants dans la rue pour exiger le multipartisme immédiat. Conté recule et tous les partis sont reconnus.

A la prise du pouvoir par le CNDD, il fut le seul à dire que les leaders qui s’agitent et se précipitent à demander une reconnaissance de la nouvelle junte militaire risquent fort de le regretter ; car selon lui, sans cette pression internationale, ces militaires feraient comme le CMRN, l’équipe de Conté. Il y a deux semaines, Dadis lui-même reconnaît qu’il va respecter ses engagements d’organiser les élection en fin 2009 parce que la communauté internationale l’y oblige en refusant de reconnaître son régime et lui accorder l’aide financière nécessaire à son maintien. Malgré tout, rien ne se fait sur place pour l’organisation de ces élections. La CENI n’est pas reformée, le CNT prévu pour mars dans le chronogramme est encore attendu.

Que l’âme de Bah Mamadou repose en paix ! Amen !

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Repose en paix
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